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Prompts Claude14 min · 16 mai 2026

Le guide complet des prompts Claude pour marketers en 2026

Le système qu'on utilise chez Shift pour écrire des prompts Claude qui marchent du premier coup. Framework SHIFT, 7 prompts copy-paste, erreurs à éviter, workflow quotidien.

On a écrit plus de 2 000 prompts Claude depuis 2024 chez Shift. Pour des marques B2C qui scrollent sur TikTok comme pour des indépendants qui montent leur agence en solo. Voilà ce qu'on a appris.

Le marketing avec Claude, ce n'est pas une question d'outil ou de modèle. Le bon prompteur sort des choses utiles avec n'importe quel modèle. Le mauvais prompteur sort de la bouillie même avec Opus 4.7. La différence se joue dans la formulation.

Ce guide te donne le système que tu peux coller dans ton workflow demain matin. Pas de la théorie YouTube. Le framework, 7 prompts qu'on utilise nous-mêmes au quotidien, et les trois erreurs qui foirent 95% des prompts qu'on voit passer.

Pourquoi Claude (et pas ChatGPT) pour le marketing créatif

Question légitime. ChatGPT a la plus grosse base d'utilisateurs, GPT-5 est puissant, l'écosystème de plugins est plus riche. Pourquoi on a basculé sur Claude chez Shift il y a deux ans, et pourquoi on n'est jamais revenus en arrière ?

  • Claude écoute mieux les contraintes. Tu lui dis « max 8 mots, jamais de point-virgule, ton direct » → il respecte. Sur GPT, c'est la roulette russe sur les longues sessions.
  • Le ton est plus tunable. Claude accepte une voix de marque précise (tutoiement, mots interdits, références culturelles) sans dériver vers un ton générique au bout de 5 messages.
  • Les outputs longs restent cohérents. Quand tu lui demandes un brief créatif de 2 000 mots ou une architecture de site complète, Claude tient la note du début à la fin.
  • L'éthique est plus posée. Moins de « as a large language model, I cannot... » sur des sujets marketing parfaitement normaux. Ça paraît bête, mais sur 50 prompts par jour, c'est 30 minutes économisées.

Le framework SHIFT — 5 lettres, 95% des prompts qui marchent

Quand on briefe un freelance, on lui donne 5 trucs : qui parle, qu'est-ce qu'on veut, le contexte, le format, et les contraintes. Bien briefer Claude, c'est la même chose. On l'a packagé en 5 lettres pour s'en souvenir.

S — Set the scene (le rôle)

« Tu es directeur de création chez Shift, tu écris pour des solopreneurs en France, 2026. Tu connais TikTok, Notion, l'IA générative, et le marketing de marque premium. »

Sans rôle, Claude écrit avec sa voix par défaut (un peu corporate, un peu chatGPT-like). Avec un rôle précis, il prend une personnalité. Plus tu donnes de détails sur QUI parle, plus l'output sonne juste.

H — Hard goal (le livrable)

« Produis 12 hooks pour un carrousel Instagram sur le café spécialisé. 1 ligne max chacun. »

Le hard goal, c'est le résultat concret que tu attends. Pas « aide-moi à réfléchir » ou « brainstorme avec moi ». Un livrable précis, mesurable, avec un format.

I — Inputs (le contexte)

Le client : boutique de café à Lyon, méthode V60, single origin Éthiopie. Le public : amateurs qui scrollent TikTok entre 7h et 9h du matin. Le ton : direct, jamais corporate. Les références : Aesop, Le Bon Marché.

Plus tu donnes d'inputs, mieux Claude tape juste. C'est la partie où 80% des prompteurs sont paresseux et où 80% du résultat se joue.

F — Format (la structure)

« Output en tableau markdown 3 colonnes : Hook · Angle psychologique · Trigger émotionnel. Numéroté de 1 à 12. »

Le format, c'est ce qui fait la différence entre un output que tu peux copier-coller direct dans Notion et un output que tu dois reformater à la main. JSON, markdown, liste numérotée, tableau — sois précis.

T — Tone & constraints (la voix)

« Tutoiement systématique, jamais de point-virgule, max 8 mots par hook, pas de mot 'passion' ou 'authenticité', verbe d'action en début de phrase. »

Les contraintes négatives (ce que tu ne veux PAS) sont souvent plus puissantes que les contraintes positives. Tu connais ta voix par ses mots interdits autant que par ses mots aimés.

7 prompts à coller dans ton workflow demain matin

Voilà 7 prompts qu'on utilise chez Shift, dans l'ordre où on les sort dans une journée typique. Adapte les variables entre crochets à ta situation.

1. Brief créatif en 10 sections

Quand tu reçois un nouveau client (ou que tu commences un nouveau chantier interne), tu as besoin de cadrer en 30 minutes. Ce prompt sort un brief structuré qu'un freelance peut comprendre sans aller-retour.

Tu es directeur de création chez Shift. Je dois cadrer un brief créatif pour [TYPE PROJET : refonte de marque, site web, campagne social, etc.].

Client : [NOM + DESCRIPTION 1 LIGNE]
Secteur : [SECTEUR]
Offre : [QUI ACHÈTE QUOI ET POURQUOI]
Contraintes : [BUDGET, DEADLINE, EXISTANT À CONSERVER, INTERDITS]
Références : [2-3 marques ou exemples concrets]

Produis un brief en 10 sections :
1. Contexte
2. Public cible (3 personas en 3 lignes chacun)
3. Promesse principale
4. Ton de voix (3 mots-clés + 3 mots interdits)
5. Univers visuel (5 mots-clés + 2 références)
6. Mood couleurs (3-5 hex + leur intention)
7. Typo (display + body + rationale)
8. Livrables attendus
9. Délais et jalons
10. Critères de succès mesurables

Format : markdown, sections numérotées, paragraphes courts, tutoiement.

2. 12 hooks scroll-stoppers

Le prompt qu'on utilise chaque semaine pour les carrousels TikTok et Instagram. Les 12 hooks sortent classés par archétype psychologique, tu choisis les 3-5 qui collent à ton sujet du moment.

Tu es copywriter chez Shift, spécialiste TikTok et Instagram.

Sujet : [TON SUJET EN 1 PHRASE]
Public : [QUI SCROLLE, QUAND, DANS QUEL ÉTAT D'ESPRIT]
Produit ou message à faire passer : [CONCRET]

Produis 12 hooks scroll-stoppers, 1 par archétype Shift :
1. Contradiction ("Tout le monde te dit X, en fait...")
2. Promesse chiffrée ("J'ai fait X en Y jours")
3. Avant/après ("Comment je suis passé de X à Y")
4. Confession ("Je vais te dire un truc que personne ne dit")
5. Question directe
6. Liste choquante ("Les 3 trucs que...")
7. Curiosité gap ("Il y a un truc que j'ai jamais compris...")
8. Identification ("Si tu...")
9. Pattern interrupt visuel ("Regarde bien le 3e slide")
10. Référence culturelle
11. Provocation ("Stop, t'as tort")
12. Promesse de méthode ("La méthode pour...")

Format : tableau markdown 3 colonnes : Hook (8 mots max) · Archétype · Pourquoi ça marche.
Tutoiement, pas de mot "passion", "qualité", "performance".

3. Architecture de site web (5-8 sections)

Quand un client te demande un site, le pire piège c'est de commencer par le design. Avant le design, l'archi. Avant l'archi, le prompt.

Tu es architecte d'information chez Shift, spécialiste des sites qui convertissent.

Client : [NOM + DESCRIPTION 1 LIGNE]
Offre : [PRODUIT/SERVICE]
Objectif principal du site : [VENDRE, CAPTURER LEADS, INFORMER, RÉSERVER]
Public : [QUI VISITE ET DANS QUEL ÉTAT D'ESPRIT]
Existant : [SITE ACTUEL ou "rien"]

Produis l'architecture de la home en 5 à 8 sections, dans l'ordre logique de lecture.
Pour chaque section :
- Nom de la section
- Objectif (1 ligne)
- Promesse principale
- Élément visuel clé (photo, mockup, vidéo, témoignage)
- CTA principal (label exact)
- Notes UX (mobile-first si pertinent)

Format : markdown, sections numérotées. Pas de section "À propos" en haut. Pas de section vide.

Les 3 erreurs qui foirent un prompt (qu'on voit en boucle)

1. Pas de rôle

Tu écris « donne-moi 5 idées de posts » et tu reçois 5 idées génériques qui pourraient venir de n'importe quel marketer junior. Avec un rôle précis (« tu es directrice éditoriale chez Shift, tu écris pour des solopreneurs SaaS B2B »), tu reçois 5 idées qui sonnent comme tes idées.

2. Pas de contraintes

Si tu laisses l'output ouvert, Claude te sort 800 mots flous. Tu corriges. Tu reprompts. Tu perds 30 minutes. Si dès le départ tu dis « max 150 mots, structuré en 3 puces, tutoiement, pas de mot 'passion' », tu as ton output bon du premier coup.

3. Pas d'exemples (ou pire, de mauvais exemples)

Un prompt sans 1-2 exemples du type d'output voulu, c'est comme briefer un freelance sans lui montrer 2-3 références. Tu reçois sa vision, pas la tienne. Ajoute systématiquement : « Voici 2 exemples du style que je veux : [exemple 1] · [exemple 2]. Suis ce style. »

Le workflow Shift quotidien (la méthode 15/5)

Le mantra qu'on a chez Shift : 15 minutes à écrire le brief, 5 minutes à valider l'output. Pas l'inverse.

  • 1. Tu identifies ton besoin. Un livrable précis, en 1 phrase.
  • 2. Tu remplis le canvas SHIFT en notes rapides (Set/Hard/Inputs/Format/Tone).
  • 3. Tu écris le prompt en suivant le canvas. 200-400 mots typiquement.
  • 4. Tu lances Claude (Opus si c'est créatif et important, Sonnet si c'est volume).
  • 5. Tu valides en 5 min : si l'output est utilisable, tu le copies. Sinon, tu identifies LA contrainte qui manquait et tu reprompts avec cette précision.

Le piège c'est de reprompter sans diagnostiquer. Si l'output est nul, ce n'est presque jamais la faute de Claude. C'est qu'il manque une info dans ton prompt. Trouve-la, ajoute-la, relance. Trois itérations max.

Pour aller plus loin

Ce qu'on a partagé ici, c'est la base. Le vault complet — 100+ prompts testés en production, 4 modules vidéo, database filtrable, 10 skills marketing bonus — c'est Shift Claude®. Ouvert si t'as envie d'aller plus profond.

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